IMG_6915.JPG

Supervision

Dans la supervision, « d’une façon générale, il ne s’agit pas d’imposer à l’analyste ce qu’il doit faire ou dire, encore moins dans le munir de préceptes théoriques ou de recettes techniques ». Ce dont il est question en supervision est beaucoup plus subtile et complexe. « Le but est de l’aider à repérer le sens du matériel qui lui ai offert, ses charges pulsionnelles affectives, et les défenses en jeu chez le patient, tout cela compte tenu du transfert et du contre transfert. » 


Si l’on se base sur les trois dimensions fondamentales de l’accompagnement que sont les expériences initiatique, maïeutique et thérapeutique, nous pouvons aussi mieux comprendre ce qui se joue de complexe dans la relation entre superviser et superviseur. « Le mode initiatique valorise un double mode relationnel puisqu’il dynamise à la fois la relation aux Anciens est la relation entre pairs. »

Le premier terme implique une idée de structure fondamentale, avec des niveaux différents de type initié/non initié alors que le second indique bien l’idée que ce parcours d’initiation concernant chaque êtres humains, et que celui qui l’a déjà vécu est juste un peu plus avancé dans son parcours , Mais aussi qu’il a connu l’étape précédente. Le maître a d’abord été d’ici.


Nous savons depuis bien longtemps que n’est pas une activité comme les autres et qu’elle ne saurait être une activité banale. L’accompagnement d’une personne par une autre - qu’il s’agisse d’un accompagnement ayant une visée sociale, éducative, thérapeutique ou encore professionnelle avec le coaching – est fondée sur la relation qui se construit entre les acteurs de l’accompagnement : accompagné et accompagnant. La relation humaine est le socle et le vecteur par lequel un travail va se réaliser au cours de l’accompagnement. Et cette relation engage. Elle implique l’altérité, l’intersubjectivité et en conséquence la personne de l’accompagnant lui-même. « Quelque chose » de l’accompagnant est mobilisé, impliqué dans sa pratique professionnelle. C’est bien cette aspect particulier, précisément, qui ont fait une activité pas comme les autres. Dans cette perspective, l’accompagnement est assurément bien autre chose qu’une technique ou qu'une accumulation de « d’outils » que le professionnel peut déployer. 

La supervision apparaît comme l’un des espaces, l’un des dispositifs au service de la professionnalisation de l’accompagnant. Elle doit permettre aux praticiens d’engager une démarche réflexive reliant son désir de devenir accompagnant aux pratiques qui sont les siennes en situation.  La supervision doit alors ouvrir un espace de réflexion et de repérage pour l’accompagnant sur l’ensemble des conditions à partir desquelles il exerce ( éthique, déontologique, posture, relations, cadres, etc.) Sans être un espace thérapeutique, la supervision favorise un travail sur soi qui incite le praticien élaborer ses pratiques, à transformer progressivement ce qui soutient sa posture.

Être superviseur de psychothérapeutes, qu'ils soient débutants ou chevronnés vise implicitement le développement personnel du supervisé, de son estime de soi, de sa capacité d'accepter ses limites, ses fragilités, ses incertitudes et la réalité du métier de psychothérapeute. La supervision est un temps dédié à l’analyse de la pratique. Le superviseur apporte un regard extérieur indispensable qui permet d’être lucide sur ce qui se joue dans la thérapie et d’être soutenu si nécessaire.

La supervision permet de comprendre et mieux gérer la relation complexe qui se tisse entre le client et le thérapeute supervisé en travaillant des modèles transférentiels et contre-transférentiels. Installer un cadre de travail favorable au déploiement optimal d'une alliance de travail permettant le plein développement des compétences du supervisé.

32FABA67-7E8B-462E-8721-73A1A41A9F1A_edited.png